(Not) On the Map: Story‐Mapping Uncertainties in Syrians' Displacement Between Syria and Tunisia
Published online on April 08, 2026
Abstract
["Antipode, Volume 58, Issue 3, May 2026. ", "\nABSTRACT\nOne way of challenging hegemonic narratives about migration to Europe is to foreground aspects we do not know for certain. Representations of uncertainties point to a challenge to critical migration researchers: how does human movement exceed predictable responses to borders? This is a conceptual, but also an ethical question, as it compels us to reflect on how we can stop the knowledge we produce from being adversely co‐opted into hostile policies. We use a story‐mapping approach to highlight uncertainties experienced by displaced Syrians in Tunisia, border guards and mapmakers, and how these contest simplistic displacement narratives. Building on visual solutions from critical cartography and counter‐mapping, we demonstrate how our own ‘policy‐oriented’ map can be made less policy relevant through tweaking its scaffolding and including uncertainties—represented through fogs, ripples and changing frames. This allows us to tell different stories about displacement and problematise how we can tell displacement stories at all.\n\nRÉSUMÉ\nUne manière de contester les récits hégémoniques sur la migration vers l'Europe consiste à mettre en avant les aspects que nous ne connaissons pas avec certitude. Les représentations des incertitudes posent un défi aux chercheurs et chercheuses critiques en études migratoires: comment les mouvements humains dépassent‐ils les réponses prévisibles aux frontières? Il s'agit d'une question conceptuelle, mais aussi éthique, car elle nous oblige à réfléchir à la manière d'empêcher que les connaissances que nous produisons ne soient récupérées de façon préjudiciable par des politiques hostiles. Nous mobilisons une approche de cartographie narrative afin de mettre en lumière les incertitudes vécues par des Syriens déplacés en Tunisie, des gardes‐frontières et des cartographes, ainsi que la manière dont celles‐ci remettent en cause des récits simplistes du déplacement. En nous appuyant sur des solutions visuelles issues de la cartographie critique et de la contre‐cartographie, nous montrons comment notre propre carte « orientée vers les politiques publiques » peut être rendue moins pertinente du point de vue des politiques en ajustant sa structure et en y intégrant des incertitudes—représentées par des brumes, des ondulations et des cadres changeants. Cela nous permet de raconter d'autres histoires du déplacement et de problématiser la manière même dont nous pouvons raconter des histoires de déplacement.\n"]