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Animal translations: AI and the intelligibility of non‐human worldsTraduire l'animal : l'IA et l'intelligibilité des mondes non humains

Journal of the Royal Anthropological Institute

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Abstract

["Journal of the Royal Anthropological Institute, EarlyView. ", "\nAmid the general sense of worry that large language models will soon drown out human voices, some researchers are optimistic that machine learning will allow humans to listen to and understand animal voices to an unprecedented extent. As part of a broader project aimed at interspecies communication, a loosely connected set of animal behaviourists, AI engineers, and public‐facing animal advocates are working to comprehend ‘animal languages’ and thus to improve the lives of domesticated and wild species. Work in this field not only assumes a novel set of speakers (which can include, for some, plant as well as animal species), but it also contributes to a redefinition of what language is. This article examines how the expansion of language to non‐human animals is helping to produce posthuman worlds in which linguistic expertise is partially transferred from humans to machines. These new ways of defining language are especially visible in the forms of translation that people in the world of interspecies communication engage in that link animals, humans, and artificial intelligence. Repeating earlier moments in translation history, a new kind of linguistic expertise makes a new kind of translation possible.\n\nRésumé\nÀ l'heure où s'exprime la crainte que les grands modèles de langage puissent bientôt étouffer les voix humaines, certains chercheurs prédisent que l'apprentissage automatique permettra aux humains d’écouter et de comprendre comme jamais les voix animales. Dans le cadre d'un large projet consacré à la communication entre espèces, un groupe informel d’éthologues, d'ingénieurs en IA et de défenseurs de la cause animale cherchent à comprendre « les langues animales » et à améliorer ainsi la vie des espèces domestiques et sauvages. Les travaux dans ce domaine supposent l'existence d'un ensemble de locuteurs d'un nouveau genre (qui peut, selon certains, inclure des espèces végétales aussi bien qu'animales) et contribuent aussi à la redéfinition de ce qu'est le langage. Le présent article examine en quoi l'extension du langage aux animaux non humains aide à créer des mondes post‐humains dans lesquels la compétence linguistique sera partiellement transférée des humains aux machines. Ces nouvelles manières de définir le langage se manifestent, en particulier, dans les formes de traduction pratiquées par les spécialistes de la communication entre espèces, faisant le lien entre animaux, humains et intelligence artificielle. Un nouveau type de compétence linguistique ouvre la voie à un nouveau type de traduction, comme cela s'est déjà produit dans l'histoire de la traduction.\n"]