From talking tools to metahumans: social interaction, semiotic skill, and the authority of AI chatbotsDes outils parlants aux métahumains : interactions sociales, compétences sémiotiques et autorité des robots conversationnels
Journal of the Royal Anthropological Institute
Published online on April 10, 2026
Abstract
["Journal of the Royal Anthropological Institute, EarlyView. ", "\nWhat does it take to turn a tool into a talking tool and that into an ultimate authority? Generative artificial intelligence (GenAI) in its diverse forms, such as large language models (LLMs), is celebrated as a useful tool. But LLM‐based conversational agents, or chatbots, the software applications through which ordinary users are likely to engage with LLMs on a regular basis, can seem, for many, to harbour uncanny insights or transcendental knowledge whose sources are inexplicable – resembling what Marshall Sahlins called ‘metahumans’. The temptation to treat chatbots as metahuman is just an extreme case of a more general process. The inferences that chatbot users draw about GenAI's human or superhuman properties arise in part from the apps' role as an interlocutor in social interaction. Their authority draws on the pragmatics and semiotics of speech. Much as a prophet embodies and legitimates the authority of divinity, so chatbots can endow the profit‐seeking strategies of their corporate owners with a supernatural aura. That such effects can seem intuitively real is, in part, because humans and metahumans address one another on semiotically unequal grounds.\n\nRésumé\nQue faut‐il pour transformer un outil en outil parlant, et ce dernier en autorité ultime ? Les grands modèles de langage (LLM pour large language models) et les autres formes d'intelligence artificielle générative (IAG) sont largement reconnus comme des instruments utiles. Cependant, beaucoup d'utilisateurs ordinaires ont l'impression que les agents conversationnels (ou « chatbots ») basés sur les LLM, ces applications logicielles qui sont leur point de contact avec l'IA, ont des intuitions troublantes ou des connaissances transcendantales dont les sources sont inexplicables, que Marshall Sahlins qualifie de « métahumaines ». La tentation de traiter les chatbots comme des métahumains n'est qu'un cas extrême d'un processus plus général. Les suppositions formulées par les utilisateurs de chatbots à propos de propriétés humaines ou surhumaines de l'IAG résultent en partie de son rôle d'interlocutrice dans une interaction sociale. L'autorité de l'application s'appuie sur les aspects pragmatiques et sémiotiques de cette interaction. Tout comme un prophète incarne et légitime l'autorité d'une divinité, les chatbots peuvent conférer une aura surnaturelle aux stratégies lucratives des entreprises qui en sont propriétaires. Si ces effets paraissent intuitivement vrais, cela est dû, en partie, au fait que les humains et les métahumains ne conversent pas sur un pied d’égalité du point de vue sémiotique.\n"]