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Singing to the saint: labour of healing at Jaunpur dargahsChanter pour le saint : travail de guérison dans les dargāhs de Jaunpur

Journal of the Royal Anthropological Institute

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Abstract

["Journal of the Royal Anthropological Institute, EarlyView. ", "\nOn visiting Sufi saint shrines in India, one encounters terminologies reminiscent of legal courts where protocols facilitate active engagement of pilgrims in their own healing. With practices that induce participation in the social world of dargahs, pilgrims not only seek the miracles of saints for material, spiritual, and bodily transformation, but pro‐actively ‘work’ to materialize blessings. Based on ethnographic fieldwork at three shrines in Jaunpur, Uttar Pradesh, I argue that the exhausting work of singing to the ‘listening’ saint, is illustrative of ‘devotional labour’. Through a sung bayan, or witness statement, I show how people deploy devotional labour to achieve the desired restoration of health. The muakkil’s ability to confer with possessing spirits, based on his former experience of possession, facilitates interpretation and legal clarification like that provided by solicitors, hence the demand for his expertise by the afflicted. Finally, that possession can be traced to the malicious intent of close relatives raises questions about dargahs as spaces for healing, and the internal and external transformations sought by shrinegoers estranged from familial and social environments. Centred on the category of healers at shrines, termed muakkils, this article seeks to advance ongoing discussions in the anthropology of healing in the subcontinental context.\n\nRésumé\nLa visite des sanctuaires des saints soufis en Inde fait découvrir des terminologies qui rappellent les cours de justice, avec des protocoles facilitant la participation active des pèlerins à leur propre guérison. Par des pratiques qui induisent leur implication dans le monde social des dargāhs, les pèlerins ne se contentent pas de solliciter les miracles des saints pour leur transformation matérielle, spirituelle et physique, mais « travaillent » activement à la matérialisation de ces bénédictions. Sur la base d'un travail de terrain ethnographique mené dans trois sanctuaires de Jaunpur, dans l'Uttar Pradesh, l'autrice montre que la tâche épuisante consistant à chanter pour le saint « qui écoute » est une illustration du « travail de dévotion ». Elle montre comment, en chantant un bayan, une déclaration de témoignage, les fidèles déploient un travail de dévotion dans l'espoir de recouvrer la santé. La capacité des muakkil, les guérisseurs du sanctuaire, de conférer avec les esprits qui prennent possession d'eux, basée sur leur expérience passée de la possession, facilite l'interprétation, et leurs élucidations ont caractère aussi judiciaire que celles données par les avocats : c'est pour cela que les affligés font appel à leur expertise. Enfin, la possibilité de faire remonter cette possession aux mauvaises intentions de proches parents soulève des questions quant aux dargāhs en tant qu'espaces de guérison et aux transformations internes et externes que recherchent les pèlerins éloignés de leur environnement familial et social. L'article, centré sur la catégorie des guérisseurs muakkil, se veut une contribution aux discussions en cours en anthropologie de la guérison dans le contexte du sous‐continent indien.\n"]