Serendipitous ritualization: dynamics of lay connectivity in Chinese Buddhist temples and beyondRitualisation fortuite : dynamique de la connectivité des laïques dans les temples bouddhistes chinois et au‐delà
Journal of the Royal Anthropological Institute
Published online on March 16, 2026
Abstract
["Journal of the Royal Anthropological Institute, EarlyView. ", "\nThis article contributes to rethinking the dichotomy between informal sociality and ritual formality by examining the occasional ritual encounters surrounding spirit‐tablet inscription in Chinese Buddhist temples. Rather than viewing rituals as enactments of established orders, it presents ritual engagement as a contingent process of relational formalization, through which individuals reconfigure their relational entanglements. Ethnographic attention to the selection and inscription of names on spirit‐tablets highlights the role of lay receptionists who facilitate, validate, and ritualize diverse affective ties, which process grants ritual autonomy to traditionally dependent actors, particularly women. Informed by yuanfen – a value‐neutral metapragmatic category of interconnectedness in Chinese popular culture, the paper introduces the concept of ‘serendipitous ritualization’ to describe how individuals navigate and negotiate contemporary identities through ritualized cultural forms. Overall, this paper shows how rituals mediate social‐religious transformations, portraying Chinese temple‐goers and other occasional ritual practitioners not merely as ‘performers’ but as proactive ‘knowers’ engaged in a dynamic journey of relational ritualization. By showing how individuals reinterpret and reshape their interpersonal relationships amid evolving social interactions and shifting relational expectations, the paper positions serendipitous ritualization as a vital practical‐epistemological process and advances the ritual analyses of social life.\n\nRésumé\nLe présent article contribue à repenser la dichotomie entre socialité informelle et formalité rituelle en examinant les rencontres rituelles occasionnelles entourant l'inscription de tablettes des ancêtres dans les temples bouddhistes chinois. Plutôt que de voir les rituels comme des mises en actes d'ordres établis, il présente l'engagement rituel comme un processus de formalisation relationnelle modelé par les contingences, et par lequel les individus reconfigurent leurs intrications relationnelles. L'attention ethnographique portée au choix et à l'inscription de noms sur les tablettes met en lumière le rôle de récepteurs laïques qui facilitent, valident et ritualisent différents liens affectifs, dans un processus qui offre une autonomie rituelle à des acteurs traditionnellement dépendants, notamment les femmes. En s'appuyant sur la notion de yuanfen, une catégorie métapragmatique, à valeur neutre, d'interconnexion dans la culture populaire chinoise, l'article introduit le concept de « ritualisation fortuite » pour décrire la façon dont les individus démêlent et négocient les identités contemporaines par le biais de formes culturelles ritualisées. De manière globale, il montre comment les rituels véhiculent des transformations socioreligieuses, décrivant les fidèles des temples chinois et autres pratiquants occasionnels de rituels non seulement comme des « exécutants », mais également comme des « connaisseurs » proactifs, engagés dans un voyage dynamique de ritualisation relationnelle. En montrant comment les individus réinterprètent et remodèlent leurs relations interpersonnelles au milieu d'interactions sociales en mutation et d'attentes relationnelles changeantes, l'article présente la ritualisation fortuite comme un processus épistémologique et pratique vital et fait progresser les analyses rituelles de la vie sociale.\n"]