MetaTOC stay on top of your field, easily

Amidst (waste) abundance: world‐making and struggles in hosting a municipal landfill in the Bolivian lowlandsAu milieu de l'abondance (de déchets) : fabrication du monde et luttes liées à la gestion d'une décharge municipale dans les basses terres de Bolivie

Journal of the Royal Anthropological Institute

Published online on

Abstract

["Journal of the Royal Anthropological Institute, EarlyView. ", "\nIn recent decades, solid waste has proliferated worldwide, becoming a pressing global issue. This article explores the role of Indigenous people dwelling within and upon emerging waste scenarios, with a specific focus on involved forms of sociality and ontological contestation. Drawing on the case of a municipal landfill sited on a Guarani community in Bolivia, it seeks to understand the social relations with humans and other‐than‐humans that are generated and through which its world‐making takes place. It introduces questions of alterity, dependency, and autonomy into the anthropological field of discard studies, shedding light on how waste may act as a generative force for Indigenous life projects amid dependencies, inequalities, and ontological differences. The article shows how living with the landfill involved the community in a complicated relation with the municipality. Despite the environmental degradation it caused, the landfill became a paradigmatic place of abundance that supported community well‐being through the creation of wealth. Moreover, it allowed the community to re‐create desired forms of relatedness and exert some degree of control over powerful Others (municipal authorities). Unfolding within the context of consumer disposal, the community's engagement with the landfill is part of a subordinating integration of Indigenous people into the global economy.\n\nRésumé\nLa prolifération des déchets solides observée dans le monde entier depuis quelques dizaines d'années est devenue un problème planétaire urgent. Le présent article explore le rôle des peuples autochtones affectés par les problèmes émergents des déchets, en se concentrant spécifiquement sur les formes de socialité et de contestation ontologique en présence. À partir du cas d'une décharge municipale située sur les terres d'une communauté guarani en Bolivie, l'autrice cherche à comprendre les relations sociales avec les humains et les autres‐qu'humains qui en résultent, et à travers lesquelles son monde se fabrique. Elle soulève des questions d'altérité, de dépendance et d'autonomie dans le champ anthropologique des discard studies, mettant en lumière la façon dont les déchets peuvent constituer une force générative pour les projets de vie des autochtones au milieu des dépendances, des inégalités et des différences ontologiques. L'article montre comment, en côtoyant la décharge, la communauté s'est trouvée engagée dans une relation compliquée avec la municipalité. Malgré la dégradation de l'environnement qu'elle a occasionnée, la décharge est devenue un lieu d'abondance paradigmatique, contribuant au bien‐être de la communauté par la création de richesse. En outre, elle a permis de recréer des formes souhaitées de liens et d'exercer un certain contrôle sur les Autres détenant le pouvoir (les autorités municipales). La relation de la communauté avec la décharge, dans le contexte de la gestion des déchets de consommation, s'inscrit dans une intégration par subordination des peuples autochtones dans l’économie mondiale.\n"]