Claiming kinship through ‘filial heart’: migrant care workers in ageing ShanghaiRevendiquer la parenté par le « cœur filial » : travailleurs migrants du care dans Shanghai vieillissante
Journal of the Royal Anthropological Institute
Published online on March 05, 2026
Abstract
["Journal of the Royal Anthropological Institute, Volume 32, Issue 1, Page 132-149, March 2026. ", "\nDrawing on the ethnography of migrant care workers in eldercare in Shanghai, this article reveals the evolving landscape of caregiving and kinship practices in contemporary China. The ethnography presents the emic perspective of care workers, who actively develop symbolic trajectories for claiming kinship through ‘filial heart’ in caregiving. This not only serves as a marker of belonging, but also as a justification of their work's dignity, an integral part of their self‐narrative as moral individuals, and a vital imagined support network. Filial piety, a central moral tenet in Chinese society, governs not only kinship practices but is also deeply intertwined with caregiving practices. By unpacking the concept of ‘filial heart’ as a detachable element of filial piety, this article argues that caregiving hinges on a practical distinction between affect (filial heart) and action (care labour). It investigates both kinship and caregiving practices in tandem, exploring how ‘filial heart’ can be used to constitute a novel form of kinship relation and shape the moral discourses and practices of caregiving in commodified care settings.\n\nRésumé\nÀ partir d'une ethnographie de travailleurs migrants qui s'occupent de personnes âgées à Shanghai, l'article révèle le paysage en pleine évolution des pratiques de care et de parenté dans la Chine contemporaine. Le travail ethnographique présente le point de vue émique des aidants, qui développent activement des trajectoires symboliques pour revendiquer des liens de parenté à travers un « cœur filial » dans le contexte des soins. Cette revendication constitue à la fois un marqueur d'appartenance et une justification de la dignité de leur travail. Elle fait partie intégrante de leur autonarration d'individus moraux, tout en permettant la constitution d'un réseau de soutien imaginaire mais vital. La piété filiale, pilier moral de la société chinoise, ne régit pas seulement les pratiques de parenté : elle s'entremêle étroitement avec les pratiques de soin. En dissociant le concept de « cœur filial » de la piété filiale, l'autrice affirme que le care repose sur une distinction pratique entre affect (le cœur filial) et action (le travail de soin). Elle examine en parallèle les pratiques de parenté et de care, explorant la façon dont le « cœur filial » peut servir à instituer une nouvelle forme de relation de parenté et donner forme aux discours moraux et aux pratiques de soin dans un contexte où le care est devenu une marchandise.\n"]