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Loose sediments: history, geology, and sand mining in Nepal's Himalayan‐Tarai riversSédiments non consolidés : histoire, géologie et exploitation du sable dans les rivières de l'Himalaya et du Teraï au Népal

Journal of the Royal Anthropological Institute

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Abstract

["Journal of the Royal Anthropological Institute, Volume 32, Issue 1, Page 244-268, March 2026. ", "\nLoose sediments structure the deep history of the youngest Himalayas, Churia, in Nepal. In the 1950s geological surveys of Nepal, the sediments of Churia featured as geologically loose, erodible, and fluviatile with scarce economic possibilities. By 1970, however, these sediments emerged as spatial compositions of key construction aggregates in the Tarai floodplains, generating immense political anxiety on the loose nature of their regulation and governance at the riverine sites of extraction. This article examines how the mobilization of Churia's geological history became the grounds for sand extraction from the Tarai riverbeds, eventually converting the fluviatile sedimentary cartographies into regulated domains of governance. I rely on the previously overlooked archival documents, labour participation, and ethnographic evidence on the sediments’ histories, characteristics, movements, and extraction to advance anthropology's timely concern with colonial geology, territorial control, and spatial mapping of geological history, economy, and governance. Yet, these anthropological concerns have kept the subterranean materiality largely fixed, rarely anchoring the critical role of a movable geology into extractive governance spaces. My research intervenes here to argue that the governance mechanisms in Nepal have used Churia's fluvial geology to legitimize riverbed extraction in the Tarai.\n\nRésumé\nLes sédiments non consolidés structurent l'histoire profonde de la plus jeune cordillère de l'Himalaya, les collines de Churia au Népal. Dans les relevés géologiques du Népal des années 1950, les sédiments de ces collines étaient décrits comme meubles, exposés à l’érosion et d'origine fluviale, et leur potentiel économique était jugé maigre. Pourtant, vers 1970, ils sont devenus des gisements d'agrégats indispensables à la construction dans les plaines inondables du Teraï, suscitant une immense anxiété politique face aux incertitudes de la réglementation et de la gouvernance des sites d'extraction riverains. Le présent article examine comment la mobilisation de l'histoire géologique des Churia a servi de fondement à l'extraction du sable dans le lit des rivières du Teraï, convertissant une cartographie des sédiments fluviaux en domaine réglementé de gouvernance. L'autrice s'appuie sur des documents d'archives inexploités jusqu'ici, la participation de la main‐d’œuvre, les données ethnographiques sur l'histoire, les caractéristiques, les mouvements et l'extraction des sédiments, pour faire avancer une étude anthropologique bienvenue de la géologie coloniale, du contrôle du territoire et de la cartographie spatiale de l'histoire, de l’économie et de la gouvernance géologiques. Cependant, ces préoccupations anthropologiques ont figé, dans une grande mesure, la matérialité souterraine, négligeant souvent le rôle critique d'une géologie mobile dans les espaces de gouvernance de l'extraction. Le présent article montre que les mécanismes de gouvernance à l’œuvre au Népal ont utilisé la géologie fluviale des collines de Churia pour légitimer l'extraction dans le lit des cours d'eau du Teraï.\n"]