Hair as sensory skin: sensitive bodies, ritual shaving, and the maintenance of bodily boundaries in Hindu SurinameDe la pilosité comme peau sensorielle : corps sensibles, rasage rituel et maintien des limites du corps chez les hindous du Surinam
Journal of the Royal Anthropological Institute
Published online on March 05, 2026
Abstract
["Journal of the Royal Anthropological Institute, Volume 32, Issue 1, Page 269-292, March 2026. ", "\nHair is an integral part of the skin's interface and has sensory capacity. It actively contributes to processes of bodily materialization and facilitates transactional exchange with other social actors and environments, particularly regarding energies and vibrations that can be perceived as subtle matter. Many Surinamese Hindus conceptualize practices such as cutting, shaving, and tying hair as ways to reduce the body's connectivity to other entities. In this context, hair serves as a means of regulating the body's boundaries, which are understood to be based on a dynamic, energetic state. From this perspective, hair can enhance the body's openness, particularly during processes like pregnancy and mediumship, which require heightened sensitivity and increased permeability. To balance and maintain these ‘hot’ and ‘sensitive’ bodies, practices that cool the body, including specific hair modifications, are employed. Based on ethnographic research conducted in Suriname and the Netherlands, this article argues that since bodies are always in a state of exchange, they require not only the maintenance of boundaries but also acts of separation. In this context, shaving the head during rites of passage is seen as a means of separation, particularly during significant transitions such as the gradual process of birth.\n\nRésumé\nPoils et cheveux font partie intégrante de l'interface cutanée et ont une capacité sensorielle. Ils contribuent activement à la matérialisation du corps et facilitent les échanges transactionnels avec d'autres acteurs sociaux et d'autres environnements, notamment par le biais d’énergies et de vibrations qui peuvent être perçues comme une matière subtile. Pour de nombreux hindous du Surinam, des pratiques telles que la coupe, le rasage et le nouage des cheveux sont des manières de réduire le contact du corps avec d'autres entités. En ce sens, la pilosité est un moyen de réguler les limites du corps, conçues comme un état énergétique dynamique. De ce point de vue, poils et cheveux peuvent agrandir l'ouverture du corps, en particulier au cours de processus tels que la grossesse et l’état médiumnique, qui nécessitent une sensibilité exacerbée et une perméabilité accrue. Afin d’équilibrer et d'entretenir ces corps « chauds » et « sensibles », on a recours à des pratiques visant à les rafraîchir, comme des modifications spécifiques de la chevelure. Sur la base de recherches ethnographiques menées au Surinam et aux Pays‐Bas, le présent article avance que, puisque les corps sont toujours dans un état d’échange, ils ont besoin non seulement d'un maintien de leurs limites mais aussi d'actes de séparation. Dans ce contexte, le rasage de la tête pendant les rites de passage apparaît comme un moyen de séparation, en particulier au cours de transitions importantes telles que le processus graduel de la naissance.\n"]