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Change the world farm by farm: The moral care of audit and the paradox of animal welfare inspection in EuropeChanger le monde, ferme par ferme : le soin moral de l'audit et le paradoxe des contrôles du bien‐être animal en Europe

Journal of the Royal Anthropological Institute

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Abstract

["Journal of the Royal Anthropological Institute, Volume 32, Issue 1, Page 55-74, March 2026. ", "\nIn European animal welfare inspection on farms and at slaughter, inspectors encounter moral challenges that reveal the paradox at the heart of animal welfare. Against the harsh realities of industrial agriculture, not only are their idealized notions of animal wellbeing unrealizable, but inspectors are instrumental in perpetuating standards of welfare that they feel are unsatisfactory and at times inadequate. An ethnographic study across four European countries elaborates on the moral practice of care and the ways that veterinary epistemic regimes have been captured by audit rationalities. By focusing on those who audit, the ostensibly ‘powerful’ actors who are rarely studied in audit literature, I examine the ways that inspectors negotiate farmer, animal and their own welfare through the veterinary‐audit gaze. This encompasses veterinary expertise and regulatory indicators but is not unaffected by farmer interests and the animals whose welfare they are responsible for safeguarding. Burdened with an illusory form of power, inspectors mitigate the alienation of audit by innovating ways to make a difference that counts. Amidst the growing prominence of veterinary knowledges in mediating human‐animal relations, this article advances the emerging field of veterinary anthropology by describing how audit culture erodes the care that animates veterinary expertise.\n\nRésumé\nAu cours des inspections vétérinaires menées en Europe, que ce soit dans les exploitations ou à l'abattoir, les inspecteurs européens se trouvent placés face à des défis moraux qui révèlent le paradoxe fondamental inhérent au bien‐être animal. Confrontés aux dures réalités de l'agriculture industrielle, leurs notions idéalisées de bien‐être animal s'avèrent irréalisables, tandis qu'ils contribuent aussi eux‐mêmes à perpétuer des normes qu'ils savent peu satisfaisantes, voire inadéquates. Une étude ethnographique conduite dans quatre pays d'Europe examine la pratique morale du soin et les manières dont les régimes épistémiques vétérinaires sont piégés par les rationalités des audits. En se concentrant sur les inspecteurs, acteurs apparemment « puissants » mais rarement étudiés dans la littérature sur l'audit, l'autrice examine les manières dont ceux‐ci tentent de concilier le bien‐être des agriculteurs, celui des animaux et le leur propre à travers le prisme de l'inspection vétérinaire. Ils emploient pour cela leur expertise vétérinaire et les indicateurs réglementaires, mais n’échappent pas à l'influence des intérêts des agriculteurs ni de ceux des animaux dont ils doivent préserver le bien‐être. Accablés par une forme illusoire de pouvoir, ils atténuent l'aliénation de l'audit en trouvant des moyens innovants de faire la différence. À l'heure où les connaissances vétérinaires occupent une place de plus en plus importante dans la médiation des relations entre humains et animaux, l'article fait avancer l'anthropologie vétérinaire émergente en décrivant comment la culture de l'audit sape la volonté de soin qui anime l'expertise vétérinaire.\n"]